Dr Christopher McIntyre 

Dr Christopher McIntyre

Lawson Health Research Institute (Ontario)

Rising to the challenge of unmanageable symptoms in dialysis patients

[Comprendre la physiopathologie des symptômes urémiques : une étude mécanistique pilote sur le refroidissement du dialysat pour prévenir les troubles hépatiques et intestinaux attribuables à l’hémodialyse]


2017-2019 :  100 000$  |  Subvention de soutien à la recherche paramédicale  |  Catégorie : Dialyse

Biographie

Le Dr McIntyre enseigne dans plusieurs domaines à l’Université Western (en Ontario), notamment en médecine, en biophysique médicale et en pédiatrie. Il est aussi titulaire de la Chaire Robert Lindsay soutenant la recherche et l’innovation dans le domaine de la dialyse. Le Dr McIntyre est également directeur de l’unité de recherche clinique sur le rein Lilibeth Caberto au London Health Sciences Centre, où il exerce à titre de néphrologue clinicien. Il dirige une équipe multidisciplinaire de chercheurs dont les efforts se concentrent principalement sur l’étude de la physiopathologie des structures et fonctions cardiovasculaires, cérébrales, hépatiques et gastro-intestinales chez les patients souffrant de maladie rénale chronique. Ces études portent sur la science clinique fondamentale, sur des études en histoire naturelle ainsi que sur l’élaboration et l’application de stratégies thérapeutiques novatrices dans le cadre d’essais contrôlés à répartition aléatoire menés à grande échelle. De plus en plus, les travaux sont axés sur les conséquences néfastes du traitement de dialyse lui-même et sur l’amélioration des résultats par une diminution des dommages évitables. Les techniques d’imagerie multimodale, notamment l’échographie, la tomodensitométrie (TDM), la tomographie par émission de positrons (TEP) et l’imagerie par résonance magnétique (IRM), jouent un rôle important dans ces études.

Domaines de recherche : hémodialyse, imagerie appliquée (TDM, IRM, TEP), maladie rénale chronique, dialyse péritonéale, cardiologie, néphrologie

Résumé vulgarisé du projet de recherche

Un nombre alarmant de Canadiens, soit 24 000 patients (et plus de deux millions de personnes dans le monde) souffrent d’insuffisance rénale grave et sont tributaires de la dialyse pour nettoyer leur sang. Cette méthode présente des défis importants, car un patient sur trois meurt dans l’année qui suit le début du traitement et ceux qui sont soumis à une dialyse prolongée doivent composer avec divers symptômes indésirables. Par exemple, des toxines qui devraient normalement être éliminées par les reins peuvent causer des démangeaisons ou d’autres effets incommodants. Certaines de ces toxines proviennent de l’intestin et devraient être partiellement filtrées par le foie avant de se retrouver dans le reste de l’organisme. Cependant, si le foie ne fonctionne pas adéquatement, le sang en circulation peut contenir plus de toxines que la dialyse est en mesure d’éliminer.

Il a été démontré que la dialyse cause des dommages à différents organes, tels que le cœur, le cerveau, les intestins et les reins. Selon nous, la dialyse entraîne également des lésions au foie en le privant de sang à un point où il ne peut assurer la dégradation des toxines provenant de l’intestin, amenant celles-ci à s’accumuler dans le sang. Afin d’analyser ce problème majeur, nous évaluerons la fonction du foie ainsi que son apport sanguin en utilisant une forme particulière de tomodensitométrie, puis nous mettrons en parallèle l’état de l’organe et les symptômes observés chez les patients dialysés. Nous évaluerons ensuite si des changements apportés au traitement de dialyse pourraient améliorer la fonction hépatique en fournissant un apport sanguin suffisant. Nous avons déjà montré que l’application d’une mesure simple et sécuritaire consistant à refroidir le liquide utilisé dans le traitement de dialyse permet de protéger d’autres organes, tels que le cœur et le cerveau.

Cette étude constituera une première quant à l’étude du rôle du foie dans la dialyse. Elle apportera des perspectives totalement nouvelles sur les raisons qui font en sorte que les patients présentent des symptômes indésirables et nous permettra de révéler de nouvelles façons d’améliorer ces symptômes en se concentrant sur la modification du traitement de dialyse.