Dr. Katalin Szaszi 

Dre Katalin Szaszi

Hôpital St. Michael, Ontario

Claudin-2 as a regulator of RhoA and epithelial phenotype in tubular cells

[La protéine claudine-2 : régulatrice de la Rho A et du phénotype épithélial des cellules tubulaires]


2017-2019 : 100 000 $ | Subvention de soutien à la recherche biomédicale |  Catégorie : Biologie du rein, Insuffisance rénale 

Biographie

La Dre Katalin Szaszi est chercheure au Centre de recherche en sciences biomédicales Keenan (KRCBS) de l’Hôpital St. Michael; elle est également professeure associée au département de chirurgie de l’Université de Toronto. Elle a obtenu son diplôme en médecine et son doctorat à l’Université Semmelweis de Budapest, en Hongrie, puis a suivi une formation postdoctorale à l’Hospital for Sick Children et à l’Hôpital général de Toronto, à Toronto. Elle a été recrutée comme chercheure au KRCBS en 2005.

La Dre Szaszi est biologiste cellulaire; elle étudie la biologie des cellules épithéliales tubulaires et la physiopathologie de l’inflammation et de la fibrose en présence de maladie rénale. Ses travaux sont subventionnés par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRNSG) et La Fondation canadienne du rein (FCR). Récipiendaire d’une bourse Nouveaux Chercheurs du programme KRESCENT octroyée par la FCR et les IRSC (2007-2010), elle a également reçu une bourse de nouveaux chercheurs du ministère de la Recherche, de l’Innovation et des Sciences de l’Ontario. Par ailleurs, la Dre Szaszi a publié plus de 60 articles révisés et souvent cités par des pairs.

Résumé vulgarisé du projet de recherche

La maladie rénale chronique (MRC) est un grave problème de santé qui impose un lourd fardeau aux personnes atteintes et à la société en général. Actuellement, la maladie ne se guérit pas, d’où la nécessité de poursuivre les recherches pour comprendre ses mécanismes et mettre au point de nouveaux traitements. Notre projet vise à enrichir les connaissances fondamentales sur les événements moléculaires à l’origine de la maladie rénale chronique. Les tubules rénaux sont constitués de cellules spécialisées, les cellules épithéliales, qui établissent et maintiennent une barrière autorisant uniquement des échanges hautement régulés des substances à travers la paroi. Ces cellules jouent un rôle vital dans la fonction rénale. Au cours des dernières années, il a été mis en évidence que les lésions de ces cellules entraînent des changements pathologiques qui contribuent à l’apparition de la MRC. Plus précisément, les lésions induisent la production de médiateurs dans ces cellules, et ces médiateurs favorisent la formation de cicatrices dans les tissus. Cette altération tissulaire, une maladie appelée fibrose, est la conséquence de la MRC, et elle ne peut être ni traitée ni stoppée. La fibrose détruit les tissus normaux des reins et cause une insuffisance rénale. La façon dont cela se produit n’est malheureusement pas clairement établie. Les cellules tubulaires sont rattachées les unes aux autres grâce à un complexe protéinique qui crée une voie de transport spécialisée entre ces cellules. Cette structure se nomme jonction serrée. Nous avons découvert qu’une protéine appartenant à cette jonction serrée, la claudine-2, était absente dans un modèle de souris atteintes de MRC. Lorsque nous avons simulé cette perte dans un contexte expérimental, nous avons également constaté une augmentation de la production des médiateurs générant la fibrose dans les cellules tubulaires, ce qui laisse croire que la claudine-2 est un régulateur de cet important processus. À la lumière de ces observations, nous nous sommes fixé trois objectifs principaux dans le cadre de ce projet de recherche. Premièrement, à partir de cellules tubulaires en culture, nous souhaitons définir les voies cellulaires et moléculaires par lesquelles la claudine-2 régule l’activité épithéliale et la production de médiateurs néfastes. Deuxièmement, nous voulons démontrer dans des modèles animaux que la claudine-2 a aussi la capacité de contrôler l’apparition de la fibrose. Troisièmement, nous évaluerons des interventions que nous avons conçues, qui peuvent interférer avec la perte de claudine-2, pour voir si elles permettent de modifier le processus de formation de la fibrose.

Nos études révéleront de nouveaux mécanismes sous-jacents aux événements moléculaires survenant dans la maladie rénale et nous permettront de commencer à évaluer des approches potentiellement bénéfiques pour ralentir l’évolution de la maladie.