Dr Advani

Dr Andrew Advani

St. Michael's Hospital, Ontario

Epigenetics in focal segmental glomerulosclerosis

[Mécanismes épigénétiques et glomérulosclérose segmentaire et focale]


2017-2019 :  100 000$  |  Subvention de soutien à la recherche biomédicale  |  Catégorie : Biologie du rein

Biographie

Dr Andrew Advani est endocrinologue traitant, professeur agrégé et clinicien-chercheur au St. Michael’s Hospital (Toronto) et à l’Université de Toronto. Titulaire d’un diplôme de médecine de l’Université d’Édimbourg (Écosse) en 1996, il a obtenu son doctorat à l’Université de Newcastle (Royaume-Uni) en 2003. C’est en 2008 qu’il est devenu chercheur principal au St. Michael’s Hospital. Ses domaines de recherche clinique portent surtout sur le traitement des jeunes atteints du diabète de type 1. Le Dr Advani a axé son programme de recherches sur l’origine des complications à long terme du diabète, et plus particulièrement sur l’insuffisance rénale d’origine diabétique. Ses recherches en laboratoire ont donc pour objectif de déterminer le rôle des processus épigénétiques dans le développement de maladies rénales ou dans la protection contre leur apparition.

Fort du soutien financier de La Fondation canadienne du rein, le Dr Advani tente de comprendre comment ces processus épigénétiques peuvent également influer sur le développement de maladies rénales d’origine non diabétique, notamment la glomérulosclérose segmentaire et focale. À titre de chercheur, il montre un intérêt marqué pour le mentorat de résidents en formation postdoctorale intéressés à acquérir des compétences de recherche sur le diabète et les maladies rénales. En 2015, Dr Advani a publié une soixantaine d’articles évalués par des pairs en plus de recevoir le Prix jeune chercheur Charles Hollenberg décerné par la Société canadienne d’endocrinologie et métabolisme.

Résumé vulgarisé du projet de recherche

La glomérulosclérose segmentaire et focale (FSGS en anglais) est une maladie rénale grave pour laquelle il est essentiel de mettre au point, de toute urgence, de nouveaux traitements. Même si la FSGS peut avoir plusieurs causes, toutes les formes de la maladie ont en commun les dommages qu’elle provoque dans des cellules rénales particulières appelées podocytes. Des travaux précédents nous ont permis de découvrir qu’un ensemble de processus intervenant à l’intérieur des cellules, et appelés « processus épigénétiques », préserve la santé des podocytes. Le terme « épigénétique » désigne l’étude des changements dans la manière dont les gènes codent et fabriquent des protéines, sans que cela implique de modification de la séquence d’ADN.

Par exemple, pour que chaque long brin d’ADN puisse être contenu à l’intérieur d’une cellule, il doit s’enrouler étroitement autour des « histones », un peu comme du fil autour d’une bobine. Si ces « bobines » subissent des modifications dues à des réactions chimiques, cela peut influer sur la manière dont les gènes vont fabriquer les protéines qu’ils codent. Nous avons découvert que la suppression d’une modification chimique particulière des protéines histones (processus appelé déméthylation) entraîne la dégradation des podocytes et une aggravation de la FSGS. Notre projet a pour objectif de vérifier si l’inhibition des enzymes responsables de cette réaction chimique (les déméthylases) peut déboucher sur un traitement de la FSGS. Les expériences seront réalisées sur des podocytes cultivés dans des boîtes de Pétri et sur des souris malades à l’aide d’un nouveau médicament expérimental inhibiteur susceptible de stopper le fonctionnement des déméthylases. Notre étude se propose de jeter un nouvel éclairage sur la façon dont la FSGS survient, pavant ainsi la voie à la mise au point d’un nouveau traitement de cette maladie rénale.