Dr. Elena Torban 

Dre Elena Torban

Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill, Québec

PCP effector Fuzzy in renal development and pathogenesis of CAKUT

[Rôle du gène effecteur de la PCP Fuzzy dans le développement du rein et la pathogenèse des CAKUT]

2017-2019 : 100 000 $ | Subvention de soutien à la recherche biomédicale | Catégorie : Développement du rein

Biographie

La Dre Elena Torban est professeure associée à l’Université McGill et chercheure en sciences fondamentales au sein de la Division de néphrologie du Centre universitaire de santé McGill. Elle a obtenu un doctorat spécialisé dans le développement du rein à l’Université McGill, puis a poursuivi sa formation postdoctorale à l’Institut neurologique de Montréal et à l’Université McGill, où elle a étudié la nouvelle voie de la polarité cellulaire planaire (PCP) intervenant dans le développement du rein. La recherche actuelle de la Dre Torban porte sur les mécanismes moléculaires et cellulaires des maladies rénales congénitales et acquises. Les anomalies congénitales du rein et des voies urinaires (CAKUT, pour Congenital Anomalies of Kidney and Urinary Tract) surviennent chez 1 nouveau-né sur 500 et représentent une morbidité considérable dans la population pédiatrique. De plus en plus, certains gènes mutants sont montrés du doigt dans les cas de CAKUT, y compris les gènes qui codent les protéines des cils primaires. En revanche, de nombreuses maladies de l’appareil de filtration rénal reflètent les modifications pathologiques acquises tout au long de la vie. L’objectif général du programme de recherche de la Dre Torban consiste à cerner et à comprendre la pathogenèse des mécanismes qui sous-tendent les maladies rénales rares chez les humains, afin de mettre au point de nouveaux traitements personnalisés. L’équipe de son laboratoire reçoit actuellement le soutien de La Fondation canadienne du rein pour lui permettre d’étudier le rôle des gènes de la polarité cellulaire planaire dans le développement du rein et l’apparition des maladies kystiques rénales.

Résumé vulgarisé du projet de recherche

En Occident, de 2 à 6 nouveau-nés sur 1000 naissent avec de petits reins et/ou une anomalie des voies urinaires inférieures, regroupant les maladies connues comme des anomalies congénitales du rein et des voies urinaires (CAKUT, pour Congenital Anomalies of Kidney and Urinary Tract). Dans les cas les plus graves, les reins ne sont pas formés du tout; l’enfant ne pourra donc pas vivre. Même les anomalies congénitales moins graves (liées au développement) entraînent une perte progressive de la fonction rénale, exigeant alors une transplantation rénale ou des chirurgies urologiques. Au Canada, les conséquences lourdes d’anomalies congénitales rénales ont doublé dans les 10 dernières années. Pour comprendre les fondements de ces anomalies, nous devons élucider les programmes moléculaires qui régulent le développement du rein et des voies urinaires inférieures. Notre équipe a récemment découvert qu’un nouveau gène, appelé Fuzzy, joue un rôle essentiel dans le développement rénal normal. Après avoir créé des souris transgéniques privées du gène Fuzzy, nous avons découvert que les reins des embryons mutants étaient extrêmement petits, voire non formés du tout dans environ 15 % des cas. Pour la première fois, ces données révèlent que le gène Fuzzy constitue un régulateur central dans la formation des reins.
 
Dans le cadre de ce projet de recherche, nous proposons d’examiner la façon dont le gène Fuzzy participe au développement du rein et de quelle manière la perturbation de ce gène entraîne le phénotype de graves maladies rénales. Nous proposons de combiner l’analyse de nos souris mutantes aux études portant sur les cellules cultivées dérivées de leurs propres tissus par immunofluorescence et d’autres méthodes avancées. À la lumière des données préliminaires recueillies, nous croyons que nos études permettront de démontrer l’implication du gène Fuzzy dans la pathogenèse des CAKUT.