Dr Thomas Kitzler 

Dr Thomas Kitzler

Boston Children's Hospital, Boston
Superviseur :  Dr Friedhelm Hildebrandt

Identification and characterization of mongenic causes of hereditary kidney disease for the development of novel drug therapies

[Identification et caractérisation des origines monogéniques des néphropathies héréditaires en vue de la mise au point de traitements pharmacologiques novateurs]

2017-2020 :  150 000$  |   Bourse de postdoctorat KRESCENT |  Catégorie : Maladie rénale

Biographie

Le Dr Thomas Kitzler terminera sa recherche à titre de boursier sous la direction du Dr Friedhelm Hildebrandt à l’Hôpital pour enfants de Boston (Boston Children’s Hospital) – CHU de l’École de médecine de Harvard. Son projet porte sur la recherche de gènes à l’origine d’une néphropathie particulière et à leur caractérisation par le séquençage de l’exome entier appliqué au poisson-zèbre comme modèle animal. Ces modèles contribueront par la suite à l’élaboration de traitements ciblés novateurs. Le Dr Kitzler a effectué sa résidence en médecine au Département de génétique médicale de l’Université McGill où il a également participé à des travaux de recherche fondamentale dans le domaine de la néphrologie. Il a obtenu son diplôme à l’Université de médecine de Graz (Autriche).

Les néphropathies chroniques affichent des taux de morbidité et de décès élevés – aux États-Unis seulement, 26 millions de personnes en sont atteintes et des millions d’autres y sont exposées. La néphronophtise (NPHP) est une maladie polykystique rénale autosomique récessive (MPRAR). Elle est l’anomalie génétique le plus souvent responsable d’une néphropathie chronique au cours des trente premières années de la vie. Au cours des dernières années, des chercheurs ont démontré que la NPHP est une maladie très hétérogène sur le plan génétique. La détermination des pathomécanismes génétiques et moléculaires sous-jacents des néphropathies héréditaires est primordiale pour qui veut repérer les personnes qui y sont vulnérables et mettre au point de nouveaux traitements ciblés destinés à modifier ou même, à renverser l’évolution de la maladie.

Le Dr Kitzler se penchera sur la caractérisation de nouveaux gènes soupçonnés d’avoir un lien avec la NPHP avant de recourir à des modèles de poissons-zèbres pour mettre au point de nouveaux traitements ciblés en vue de contrer les causes génétiques de cette néphropathie pour laquelle il n’existe, pour l’instant, aucun traitement.

Résumé vulgarisé du projet de recherche

Les néphropathies, ou maladies du rein, chroniques nuisent énormément à la santé de la population en général. La néphronophtise est l’anomalie génétique le plus souvent responsable de ces maladies chez les enfants et les jeunes adultes. Le terme « néphronophtise » désigne l’affaiblissement (du grec, phtisie) des plus petites unités fonctionnelles du rein, les néphrons. Les enfants touchés sont typiquement nés de parents n’ayant pas la maladie, mais porteurs du gène muté. Les symptômes cliniques, tels qu’une augmentation de la soif ou des mictions, sont souvent discrets et passent inaperçus. Lorsque le problème des enfants ou des jeunes adultes est porté à l’attention de leurs médecins, les dommages rénaux sont irréversibles. À partir du moment où la fonction rénale est perdue, les possibilités de traitement sont soit l’hémodialyse (qui élimine les toxines du sang par filtration), soit la transplantation rénale. Ces deux options comportent des risques importants pour la santé et mobilisent de nombreux professionnels, en plus de coûter cher. Ces considérations illustrent à quel point il est important de repérer rapidement les personnes exposées et de mettre au point de nouveaux traitements. C’est un fait reconnu que la néphronophtise est causée par des anomalies héréditaires touchant un certain nombre de gènesnéphronophtise. Le Dr Friedhelm Hildebrandt, de l’Hôpital pour enfants de Boston, est un chef de file international dans le repérage des anomalies génétiques responsables des néphropathies. Dans le cadre de ce projet dans son laboratoire, nous allons chercher tout d’abord à mieux comprendre le rôle d’un gène ayant provoqué une néphropathie dans une famille de Montréal et qui a récemment été découvert. Nous consulterons la base de données du Dr Hildebrandt qui compte plus de 1500 familles touchées par une néphropathie inexpliquée dans l’espoir d’y trouver des familles qui auraient affiché la même anomalie génétique que celle de Montréal. Pour ce faire, nous nous servirons des technologies les plus pointues, telles que l’extraction de l’exome entier et une technique de séquençage de nouvelle génération. Ces deux méthodes nous permettront d’analyser une grande quantité de gènes de manière efficace. Nous allons ensuite utiliser des modèles animaux de néphronophtise bien connus, tels que le poisson-zèbre, pour obtenir plus de détails sur la façon dont certains gènes causent des néphropathies. Ce faisant, ces modèles nous aideront à mettre au point de nouveaux traitements pour les formes génétiques de ces maladies