Dre Emmanuelle Cordat

Dre Anne-Marie Côté

Université de Sherbrooke, Québec
Co-candidate : Michelle Hladunewich

 

Detection of acute glomerular injury in the hypertensive disorders of pregnancy

[Détection de l’atteinte glomérulaire aiguë dans les troubles hypertensifs de la grossesse]

2017-2019 : 100 000 $ |   Subvention de soutien à la recherche biomédicale |  Catégorie : Hypertension

Biographie

La Dre Anne-Marie Côté, M. Sc. S., FRCPC, est néphrologue et consultante en médecine obstétricale au CIUSSS de l’Estrie – CHUS et professeure agrégée à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke. Membre du Centre de recherche du CHUS à titre de clinicienne-chercheure et détentrice d’une bourse FRQS-SQHA – Jacques-de-Champlain, ses intérêts de recherche portent sur l’atteinte rénale et le diagnostic des troubles hypertensifs de la grossesse. Son programme de recherche est notamment soutenu par les IRSC et La Fondation canadienne du rein. La Dre Côté a collaboré à la mise à jour de 2008 et de 2014 de la Directive clinique de la SOGC sur les troubles hypertensifs de la grossesse. Elle est aussi membre du comité sur l’hypertension et la grossesse d’Hypertension Canada depuis 2016 et siège aux conseils d’administration de la Société québécoise d’hypertension artérielle, de la North American Society for the Study of Hypertension in Pregnancy et du Groupe d’étude en médecine obstétricale du Québec.

Formation :
Diplôme en médecine, Université de Montréal
Programme de résidence en néphrologie, Université de Sherbrooke
Formation postdoctorale en médecine obstétricale, BC Women’s Hospital and Health Centre, Vancouver
Maîtrise en sciences de la santé, Université de la Colombie-Britannique
Formation en recherche clinique, BC Women’s Hospital, Vancouver

Résumé vulgarisé du projet de recherche

La prééclampsie est un état très grave qui apparait durant la grossesse et qui peut menacer la vie de la mère et de son bébé. Chez la femme enceinte, la présence d’une tension artérielle élevée, appelée hypertension, est un signe important à surveiller. Les femmes qui souffrent déjà d’hypertension avant une grossesse ou qui commencent à en souffrir au cours de la première moitié de leur grossesse sont les plus exposées à un risque de prééclampsie.

Des quantités élevées de protéines se retrouvent aussi dans l’urine des femmes atteintes de prééclampsie. On appelle cet état protéinurie. La prééclampsie peut endommager les reins de la femme enceinte, en les rendant plus perméables à l’entrée de protéines dans l’urine; la maladie peut également affecter d’autres organes chez cette dernière. Les bébés peuvent aussi être touchés par de graves complications telles qu’une naissance prématurée et un très petit poids à la naissance. Une mesure précise de la protéinurie doit ainsi faire partie intégrante des soins prodigués aux femmes hypertendues qui font l’objet d’une évaluation de la prééclampsie. D’importantes décisions, comme une hospitalisation, la prescription de médicaments et le moment de l’accouchement, sont prises en tenant compte des résultats d’analyses de la protéinurie entre autres signes et symptômes.

Nous savons que les méthodes actuellement utilisées pour détecter des dommages aux reins pendant la grossesse doivent être améliorées. L’une de ces méthodes consiste à mesurer l’albumine, l’une des nombreuses protéines contenues dans l’urine. C’est ce qu’on appelle l’albuminurie. Il a été démontré que la mesure de cette protéine est préférable à l’analyse de la protéinurie chez les personnes atteintes d’une maladie rénale ou exposées à un risque en dehors d’une grossesse (p. ex., lorsque nous recherchons des dommages aux reins chez les patients diabétiques). Nous croyons que la mesure de l’albuminurie est aussi préférable pour les femmes enceintes.

Comme la présence de podocytes, des cellules rénales particulières, a récemment été découverte dans l’urine de femmes atteintes de prééclampsie, nous évaluerons si la mesure des protéines spécifiques aux podocytes dans le sang, réalisée conjointement à l’analyse de l’albuminurie, permettrait de détecter plus efficacement les dommages aux reins. Nous évaluerons aussi le taux de protéines sanguines liées aux dommages de petits vaisseaux sanguins chez les femmes souffrant de prééclampsie.

Notre objectif est très clair : améliorer le dépistage des dommages aux reins chez les femmes qui souffrent d’hypertension pendant leur grossesse, et ce, en fournissant des méthodes de laboratoire simples et précises. Il est essentiel de détecter rapidement la prééclampsie afin de protéger les mères et les bébés des complications associées à cette maladie. Notre projet assurera également au Canada une position de chef de file dans ce domaine.