Dre Heather N Reich

Dre Heather N Reich

Réseau universitaire de santé, Ontario
Co-candidat : Paul Boutros

Non-invasive markers of outcome and treatment response in the MENTOR study

[Marqueurs non effractifs de l’issue clinique et de la réponse thérapeutique dans le cadre de l’étude MENTOR]


2017-2019:  100 000$  |  Subvention de soutien à la recherche biomédicale  |  Catégorie : Glomérulonéphrite

Biographie

La Dre Reich a obtenu son diplôme de la Faculté de médecine de l’Université McGill. Elle a ensuite suivi une formation clinique postdoctorale à l’Université de Toronto, où elle a également obtenu son diplôme de doctorat (Ph. D.). Elle est actuellement professeure adjointe dans cet établissement et titulaire de la Chaire Gabor Zellerman de recherche en néphrologie. Elle travaille également comme chercheure-néphrologue au Réseau universitaire de santé et s’investit avec passion pour améliorer les soins cliniques et les résultats pour les patients qui souffrent de glomérulonéphrite.

Les recherches de la Dre Reich ont pour objectif de repérer les marqueurs cliniques et moléculaires des maladies glomérulaires évolutives; elle est en outre directrice scientifique du Toronto GN Registry. Son programme de recherche translationnel est axé sur l’étude d’échantillons biologiques humains afin d’élucider les mécanismes en cause dans la progression des maladies rénales vers l’insuffisance rénale. À ce travail en biologie moléculaire s’ajoutent des études visant à déterminer les facteurs de risque cliniques d’une évolution vers la glomérulonéphrite. La Dre Reich aime enseigner et est d’ailleurs codirectrice des cours préparatoires de la formation annuelle sur la glomérulonéphrite pour l’American Society of Nephrology.

Résumé vulgarisé du projet de recherche

La glomérulonéphrite membraneuse (GM) est l’une des causes les plus fréquentes de glomérulonéphrite, un terme regroupant un ensemble de maladies qui s’attaquent aux filtres dans les reins. Les patients aux prises avec la GM courent un risque très élevé de complications potentiellement mortelles, notamment les caillots sanguins, les infections, les crises cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux.

L’issue clinique de la GM est variable : jusqu’à 40 % des patients vont développer une insuffisance rénale, la moitié du reste des patients (30 %) sera atteinte d’une maladie rénale chronique, et les derniers 30 % pourraient bénéficier d’une rémission spontanée. La variation de l’issue clinique chez ces patients de même que les effets secondaires potentiellement toxiques du traitement justifient l’intérêt de prédire la réponse thérapeutique des patients. Les marqueurs cliniques dont disposent les médecins (la créatinine, les protéines urinaires) ne sont pas assez sensibles et, souvent, ne reflètent pas la gravité de l’évolution des lésions rénales.

De plus, les traitements prolongés par des agents tels que la cyclosporine posent un risque de toxicité pour les reins. Par contre, les biomarqueurs urinaires (soit la mesure de protéines spécifiques) peuvent permettre d’en apprendre davantage sur les processus moléculaires intrarénaux. Dans le cadre de cette étude, nous proposons d’évaluer la relation entre un ensemble de biomarqueurs urinaires et la réponse spécifique au traitement de patients atteints de GM qui participent à l’étude MENTOR.

Cette étude multicentrique avec répartition aléatoire, visant à comparer la cyclosporine au rituximab, constitue la plus vaste étude menée à ce jour chez des patients atteints de GM. Le repérage des biomarqueurs urinaires qui sont associés à la maladie et à la réponse thérapeutique permettra d’adapter le traitement à chaque patient afin de réduire au minimum la toxicité des médicaments et d’optimiser l’issue clinique chez les patients présentant une maladie rénale évolutive.