Dre Marisa Battistella 

Dre Marisa Battistella

University Health Network, Ontario
Co-chercheurs : Judith Marin, Cali Osulak, Jo-Anne Wilson

Targeted deprescribing in patients on hemodialysis to reduce polypharmacy

[Réduction ciblée de la polypharmacie chez les patients hémodialysés]

2017-2019 :  99 500$  |  Subvention de soutien à la recherche paramédicale  |  Catégorie : Dialyse, Qualité de vie

Biographie

En 1998, la Dre Battistella a obtenu son baccalauréat de la Faculté de pharmacie de l’Université de Toronto. Elle a terminé sa résidence en pharmacie au Sunnybrook and Women’s Health Sciences Centre en 1999, après quoi elle a occupé divers postes au sein de plusieurs services du University Health Network, entre autres en cardiologie et en médecine interne. En 2002, la Dre Battistella a obtenu son doctorat de premier cycle en pharmacie (D. Pharm.) de l’Université d’État de l’Idaho, aux États-Unis. Depuis, elle travaille comme clinicienne spécialisée en pharmacie à l’unité d’hémodialyse du University Health Network. La Dre Battistella a publié plusieurs articles et fait de nombreuses présentations sur le traitement médicamenteux dans le domaine de la néphrologie. Elle contribue aussi à la formation des étudiants à la Faculté de pharmacie Leslie Dan de l’Université de Toronto. En tant que chercheure clinicienne en pharmacie au University Health Network et à la Faculté Leslie Dan, elle s’investit activement dans ses activités d’enseignement et consacre une grande part de son temps à la recherche clinique en néphrologie. La Dre Battistella a également été présidente et coordonnatrice à la formation du Réseau de pharmaciens en néphrologie (RPN), un organisme national regroupant des pharmaciens et pharmaciennes spécialisés dans les maladies rénales. Elle y œuvre actuellement en tant que coordonnatrice de liaison externe.

Résumé vulgarisé du projet de recherche

La polypharmacie a été associée à un risque accru d’inobservance thérapeutique, d’effets indésirables des médicaments, de chutes, d’hospitalisations et de mortalité. Les patients atteints d’une maladie rénale terminale qui reçoivent des traitements d’hémodialyse (HD) sont exposés à la polypharmacie du fait qu’ils prennent une douzaine de médicaments par jour en moyenne. Des outils de déprescription ont été mis au point et se sont révélés efficaces pour diminuer la polypharmacie chez les aînés. Ces outils n’ont toutefois pas été utilisés directement auprès de patients souffrant d’une maladie rénale chronique (MRC). Par ailleurs, de nombreux médicaments couramment prescrits aux patients hémodialysés n’ont pas fourni les mêmes preuves concluantes de leur efficacité et de leur innocuité que celles observées dans la population générale, et leur rôle dans le traitement de ces patients n’est souvent pas connu. Le but de cette initiative consiste, d’une part, à mettre au point des outils qui permettront d’orienter la réévaluation et la déprescription de certains médicaments pour lesquels nous n’avons pas ou que très peu de preuves d’efficacité et d’innocuité chez les patients hémodialysés et, d’autre part, à établir l’efficacité de ces outils pour réduire la polypharmacie. Au terme d’une recherche documentaire et de discussions avec les acteurs de l’équipe soignante, nous serons en mesure de déterminer les classes de médicaments pour lesquelles nous disposons de preuves d’efficacité médiocres et dont l’emploi soulève des préoccupations relatives à l’innocuité chez les patients hémodialysés. À partir des preuves disponibles, des algorithmes de traitements médicamenteux déterminés seront mis au point et validés en vue d’orienter la réévaluation et la déprescription potentielle de ces médicaments chez les patients hémodialysés. Cette initiative se traduira par l’élaboration d’algorithmes de déprescription des médicaments ciblés reposant sur un consensus national, qui seront implantés dans les unités d’hémodialyse partout au Canada.