Dr. Nina Jones

Dre Nina Jones

Université de Guelph, Ontario

Role of Nck adaptor proteins in kidney podocyte morphology

[Rôle des protéines adaptatrices Nck dans la morphologie des podocytes du rein]

2017-2019 : 100 000 $ | Subvention de soutien à la recherche biomédicale | Catégorie : Biologie du rein

Biographie

La Dre Nina Jones est professeure et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en signalisation des cellules eucaryotes à l’Université de Guelph, en Ontario. Elle a obtenu son doctorat à l’Université de Toronto, puis a poursuivi une formation postdoctorale à l’Institut de recherche Lunenfeld-Tanenbaum sous la supervision du Dr Tony Pawson, maintenant décédé, avant d’être recrutée par l’Université de Guelph en 2006. Les recherches de la Dre Jones visent à explorer les mécanismes fondamentaux de la communication cellulaire; les résultats de ses travaux ont permis de mieux comprendre la façon dont ces voies de signalisation se dérèglent dans plusieurs affections courantes chez l’humain, comme les maladies rénales, cardiovasculaires et cancéreuses. La Dre Jones a été maintes fois récompensée au cours de sa carrière. Elle a notamment reçu la bourse Nouveaux Chercheurs KRESCENT, l’une des bourses de nouveaux chercheurs de l’Ontario et une bourse d’études supérieures du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie (CRSNG) du Canada. Le Prix du mérite en tant que partenaire exceptionnel de La Fondation canadienne du rein (FCR) lui a aussi été octroyé. De plus, elle est membre de la Société royale du Canada – Collège de nouveaux chercheurs et créateurs en arts et en science. Le laboratoire de la Dre Jones reçoit présentement des subventions de recherche de la FCR, des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et du CRSNG.

Résumé vulgarisé du projet de recherche

La maladie rénale chronique (MRC) constitue un important enjeu de santé publique qui persiste à coïncider avec l’épidémie du diabète; on estime qu’environ 15 % de la population canadienne vit avec cette maladie dévastatrice. Il existe encore très peu de traitements contre les maladies rénales de stades avancés, et les quelques options disponibles s’associent d’un lourd fardeau sur le plan de la morbidité, de la mortalité et des coûts de soins de santé, d’où le besoin criant de nouvelles stratégies thérapeutiques plus efficaces. Les découvertes fondamentales de la dernière décennie ont fait ressortir le rôle clé des podocytes dans la pathogenèse et la progression de la MRC. La capacité des podocytes à demeurer ancrés à la membrane basale et à assurer la filtration malgré des forces hémodynamiques fluctuantes est étroitement liée à leur morphologie unique. Les podocytes possèdent des ramifications entremêlant, appelées pédicelles, riches en actine, qui réagissent à leurs milieu et modifient leur forme par l’intermédiaire d’une jonction cellulaire spécialisée appelée diaphragme de fente. L’une des premières caractéristiques de la maladie rénale est le remodelage des pédicelles podocytaires et l’effondrement du cytosquelette d’actine, ce qui provoque la disparition du diaphragme de fente et l’apparition d’une protéinurie.


Dans le passé, notre laboratoire a fourni certaines des premières données probantes montrant que la signalisation du diaphragme de fente régule directement la dynamique de l’actine et la morphologie particulière des pédicelles. Par la suite, nous avons aussi confirmé l’importance d’un tel signal dans l’apparition et la réparation des lésions podocytaires. À l’heure actuelle, nos études révèlent l’existence d’une interaction significative entre le diaphragme de fente et les adhésions focales, qui ancrent les podocytes à la membrane basale. Nous avons ciblé la protéine adaptatrice Nck en tant que molécule pivot assurant le lien entre ces centres de transmission, et nous nous proposons maintenant d’utiliser des modèles de souris mutantes et des lignées cellulaires complémentaires pour examiner le rôle de la protéine Nck dans le remodelage des adhésions focales. De récentes études ayant mis en lumière l’hétérogénéité moléculaire des maladies glomérulaires, notre objectif à long terme consiste à appliquer ces connaissances à la conception rationnelle de traitements ciblant plus précisément les podocytes.